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Femmes en Provence et en Méditerranée, musée Regards de Provence 2013-2014 à Marseille - Femmes / Foxoo
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Source : Musée Regards de Provence Publié le 17/10/13 | Vues : 150

Femmes en Provence et en Méditerranée, musée Regards de Provence 2013-2014 à Marseille

Evènement passé.

Du 14 octobre 2013 au 4 mai 2014 à Marseille (13).

Le musée Regards de Provence illustre la thématique des « Femmes en Provence et en Méditerranée » autour de dessins, peintures, sculptures et photographies issus de la collection de la Fondation Regards de Provence, illustrant des femmes dans leur quotidienneté. Des extraits de romans, essais, poèmes et des témoignages, conjoints à l’exposition mais sans corrélation avec les oeuvres, sont à savourer séparément et font prendre une nouvelle dimension à la peinture.




Cette exposition est construite autour d'un axe double : celui des arts visuels et celui de l'écriture. Le premier témoignage s'inscrit dans l'image, le second se lit dans les mots. De ces deux expressions distinctes et complémentaires, celle de l'image est proposée à l'homme : peintres, sculpteurs, photographes et celui de l'écrit à la femme ; romancière, poète, artiste.

Toutes les oeuvres qui ont pour sujet la femme nous parlent et nous renseignent peut-être plus sur le rapport que l'artiste entretient avec elles que sur le sujet lui même. Le sujet peignant est souvent plus présent que le sujet peint.

Si le pouvoir des mots ne viendra jamais à bout d'une image, l'image ne saura jamais totaliser la vérité d'un texte. Vouloir montrer tout ce qui est dit et dire tout ce qui est montré est une gageure. C'est dans ce lieu de vacance, de vacuité et de manque que l'artiste, l'auteur, et le spectateur tentent d'épuiser l'inépuisable.

L’image est dans l'instant. Donnée à voir dans une immédiateté frontale, elle a la faculté d'émouvoir spontanément. Les mots, si on les désire, viennent après ; l’écriture, elle, est dans le temps. Dans le temps vécu de la lecture, l'esprit s'entrelace aux mots pourvoyeurs d'images. La sensation, le sentiment se construisent et se développent au gré des phrases qui impressionnent notre perception, animent notre mémoire et les zones inconscientes de notre vécu.

Le texte, une fois lu, nous dit ce qui était à lire et rend voyant in fine. Cela ne veut pas dire que le temps n'existe pas dans la relation à l'image, car, s'il nous est donné de voir dans l'instant qu'il s'agit d'un paysage provençal, d'une nature morte ou d'un nu allongé, ce visible là n'a jamais constitué la fin de l'oeuvre.

Entre ce qui se voit et ce qui se lit (et se lie), il existe un espace libre d'interprétation à la lisière des signes et des signifiants. «La bergère aux Aygalades», de Simon, peut n'être aussi qu'un élément du paysage, celui-ci clairement représenté : la rade de Marseille.

Voilà donc des femmes dans leur quotidienneté, ici pastresse, lavandière (Mayan), puisant l'eau fraîche d'un puits (Monticelli), vendangeuse (Montenard), femmes au café (Chabaud), ou marchandes se disputant (Grivolas), poissonnière (Verdilhan)...

Les textes conjoints à cette exposition font prendre toute la dimension absente de la peinture. On n'entend pas les clochettes des chèvres tintinnabuler, l'eau glouglouter dans la cruche, les rires et les paroles s'élever de la campagne ou de la place du village. La peinture est silence, le texte est sonore. Les mots font
entendre ...

« S'il est un son - un bouquet de sons, une musique - que jamais homme n'entendra, c'est bien le rire des femmes lorsqu'elles se retrouvent au hammam. ( .. )
les rires fusent pour des riens. Pour rien. Rires d'une complicité au-delà des mots, rires de l'enfance et de l'innocence retrouvées, ils cascadent ces rires d'une vérité inaudible à l’homme et que toujours il ignorera. » Anne Bragance « Le rire des femmes du Sud »

Dans « Musiciennes et danseuses dans le Harem du Sultan» d’Agrasot, il y a aussi un instantané de vie, quelque peu mortifère parce qu'il fixe et fige à jamais ce qui «coule» et traverse l'espace de la scène : la danse, la musique, les parfums.

De même les portraits peints par Valère Bernard, Moutte, Delacroix, Pignon, Marchnd, Cousturier, Leydet, Grivolas, Bernard, …, ces portraits sont anonymes. Ils nous renseignent sur l'habillement, les tissus, les coiffes ou les pendentifs en usage et à la mode. Qui sont-elles, d'où viennent-elles, où vont-elles ? Nulle autre histoire que celle du tableau.

De même les scènes d'intérieur de Barthalot, Lombard, Leprin, le mobilier et la décoration du lieu offrent un inventaire qui situe l'époque d'un quotidien passé. Constat ethnographique.

Les nus empreints de douceur, de respect, d'intimité - femme à sa toilette, nu allongé -, d'érotisme ou de trivialité (Hanoteau, Lombard, Manguin, Lebasque), sont des thèmes récurrents depuis l'antiquité.

« Ce fut l'arrivée massive des prostituées.» (.. )
Le personnel d’une cinquantaine de maisons closes avait été groupé en une seule et longue colonne que précédaient les taulières. » (…) c'était un coup de théâtre, l'entrée imprévisible d'un collège de sorcière, l'apparition de femmes capables de tout outrepasser. Brusquement débouchaient des ruelles non pas des déportés moins encore des victimes : des furies. Une coulée vociférante. Elles maudissaient à grands cris, des bras étendus… »
Edmonde Charles-Roux, «Elle, Adrienne»

Le nu a son histoire. Les trois Grâces présentent dans les tableaux de Bioulès, Chabaud, Roussel et peut-être aussi dans les baigneuses de Coste, ne font varier que dans leur transfert plastique le thème mainte fois questionné depuis des siècles. Ces déesses romaines de la beauté ont une histoire, comme Aphrodite ou Vénus, la peinture qui met en scène la mythologie est narrative. L’histoire précède le tableau, et le texte ici n'est pas absent. Le savoir, la connaissance nous sont donnés par les écrits anciens. Les allégories ne sont pas muettes non plus. « Les quatre saisons » de Dellepiane ne nous sont pas étrangères. Les attributs de « la muse des arts » de Hanoteau sont également « parlés ». On peut se référer à leur histoire. Qu'elle soit représentée dans ses activités quotidiennes, immortalisée dans le portrait, métaphorisée dans les allégories, ou rêvée et phantasmée, comme dans « Le rêve » chez Dali, il n'est jamais question que du regard de l'homme sur la femme.

Un ouvrage Femmes en Provence, déjà édité par l’Association Regards de Provence, révèle des oeuvres plastiques sur des femmes et des écrits de femmes.

Le Musée Regards de Provence est ouvert tous les jours de 10h à 18h.

Le Musée Regards de Provence sera ouvert tous les jours de 10h à 18h.
Billet expositions temporaires : Plein Tarif : 6,00 €. Tarifs réduits: 5,00 € - 4,20 € - 2,00 €.

Billet couplé expositions temporaires & exposition/scénographie permanente : Plein Tarif : 7,50 €. Tarifs réduits : 6,50 € - 5,50 €.

Visite commentée : tarif d’entrée + 6 € par personne (groupe de 8 à 30 personnes).

Musée Regards de Provence : Allée Regards de Provence - Avenue Vaudoyer, 13002 Marseille
Tél. : 04 96 17 40 40
EMAIL
http://www.museeregardsdeprovence.com


Musée Regards de Provence
rue Vaudoyer, Marseille

http://www.museeregardsdeprovence.com
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